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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:10

 

 

viergeEnguerrand II sire de Coucy dans l’Aisne avait en 1146, perdu ses deux jeunes enfants Raoul et Enguerrand ; ils avaient été enlevés par un bohémien et les recherches les plus actives n’avaient trouvé aucune trace de leur ravisseur.

 

 Trois mois s’étaient écoulés pour le Sire de Coucy et pour sa noble épouse, Agnès de Beaugeney, dans une cruelle et désespérante incertitude. La province de Picardie toute entière voulut montrer à l’illustre seigneur combien elle s’associait à sa douleur, combien ardemment elle désirait la voir consolé. Tout la noblesse de Picardie, tout le clergé des abbayes ou églises, les vassaux comme les serfs, les paysans comme les bourgeois, se rendirent à pied par groupe de trois à cinq cents personnes suivant un ordre réglé d’avance entre les diverses localités de Picardie, à Notre Dame de Liesse. Le roi de France lui-même, Louis le jeune, cousin de la dame de Coucy alla aussi à pied implorer la mère de Dieu en faveur d’un si grand drame. Pendant tout le mois de juillet, les routes furent couvertes de pèlerins, et la chapelle de Liesse fut trop petite pour recevoir tant de personnes à la fois. Des hôtels s’élevèrent à l’entour du sanctuaire et formèrent une ville assez étendue. Tant de prières montant de concert vers le ciel, devaient-elles être repoussées ?

 

 En ce moment le roi se préparait pour partir en croisade. La noblesse de France se pressait autour de lui briguant avec ardeur l’honneur de marcher à ses côtés à la défense des fidèles de la terre Sainte. Le pèlerinage de Notre Dame de Liesse préparait saintement le départ des croisés, dont le rendez-vous était à Vézelay, en bourgogne, et en quittant Liesse, chaque baron se mettait en route pour rejoindre sa bannière. Le roi demeura un des derniers en Picardie, respectant la douleur du sire de Coucy, il n’avait fait jusqu’alors aucune allusion au retard qu’avait Enguerrand à prendre la croix, Louis se décida à parler à son cousin. Il vint donc à Coucy. Enguerrand ne put résister à ses sollicitations. Aussi un jour de grand matin, les fanfares retentirent de toutes parts dans la seigneurie de Coucy ; des messagers furent envoyés aux chevaliers des environs. Tous, vassaux, serfs, paysans etc. accoururent en foule sur la pelouse qui s’étendait devant le château. Des armes furent distribuées, les bannières aux armes de Coucy flottèrent au-dessus des rangs. Une population immense accourut à ce spectacle. Des cantiques montèrent vers le ciel, chantés par mille personnes à la fois. Un autel fut dressé sur le tertre et le curé du château célébra la Sainte Messe en présence du roi, du peuple, du sire de Coucy et de sa femme Agnès. Triste et résignée, la dame avait courbé la tête devant la volonté de son mari de suivre le roi aux croisades, des larmes se voyaient sur ces joues. Elle avait compris qu’une femme ne pouvait interrompre plus longtemps les devoirs que le rang de son époux lui imposait. Ce fut donc sans rien dire et même avec l’enthousiasme d’une sainte ferveur qu’elle attacha de ses mains sur la poitrine des croisés, la croix de drap rouge, signe de leur engagement. Mais après cette cérémonie Agnès se mit à genou devant le roi et dis avec douceur : « Gracieux prince, Monseigneur Enguerrand va quitter ce château et le pays pour n’y plus revenir jamais peut-être, je vais rester seul ici, en proie à l’inquiétude et aux larmes, femme sans mari, mère sans enfants, ma vie est désormais flétrie et désolée. Enguerrand vas partir, voulez vous ma mort ou bien en partant avec lui, partagerai-je ses danger ? Je sais que nul femme ne pourrait suivre en Palestine son époux ou son père. Mais sire mon sort si triste ne mérite-t-il pas une faveur ? Me voici à vos pieds mon cousin, si le sang qui coule dans nos veines me donne droit à quelques privilèges, je les abdique pour conserver seulement le droit de suivre mon époux. » Enguerrand et le roi non purent retenir leurs larmes.

 

 Le roi releva la dame de Coucy et allait répondre quand un bruit de clairon se fit entendre à l’extrémité de la pelouse. Une rumeur soudaine agita la foule. Des acclamations joyeuses annoncèrent une heureuse nouvelle. Le cœur d’Agnès tressaillit, un rayon d’espoir brilla à ses yeux. Enguerrand lui-même devint pâle et s’élança à cheval vers le lieu du tumulte. Les voilà ! Les voilà ! criait la foule. Place ils sont de retour. Agnès était hors d’état de soutenir l’émotion, elle attachait ses regards sur cette foule qui lui apportait peut être la vie. Tout à coup elle voit Enguerrand descendre de son cheval, elle le perd un instant de vue, puis les rangs des croisés s’ouvrent et le sire de Coucy paraît tenant deux enfants par la main. Agnès retrouve des forces et se relève et vole au devant de son époux. Elle a reconnu les fils qu’elle avait perdus. Elle les serra contre son cœur et tomba évanouie sur le gazon. Le roi ouvrit ses bras au sire de Coucy qui s’y précipita avec effusion. « Je puis partir maintenant, sire, dit Enguerrand, mon nom ne périra pas si je trouve la mort en croisade, cet instant a payé tout le sang que je répandrai. » Les enfants furent interrogés sur ce qui leur était arrivé depuis 3 mois, ce fut en vain ils ne purent rien dire, si non qu’ils avaient habité un château ou chaque jour, on leur donnait des nouvelles de leurs parents.

 

 En action de grâces du retour inespéré de leurs fils, Enguerrand II de Coucy et Agnès sa femme, fondèrent à Nogent, à Coucy, à Prémontré, à Liesse, églises et couvents, où une messe perpétuelle est célébré appelait Messe du retour.

 

Chateau de Coucy de nos jours.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:03

carte ancienne

 

Un pendu miraculeusement secouru.

 

 En 1139, un pauvre homme du nom de Pierre de Fourcy, sans aucunes ressources et ne trouvant pas de travail, ne savait pas comment nourrir sa famille : pressé par la misère la plus extrême : « Hélas ! Dame de Liesse, mourrai-je de faim, s’écriait-il. Il est impossible que j’eusse le courage d’aller demander l’aumône. Hélas ! Dame de Liesse faut-il que je sois voleur ; certes oui, si je veux vivre. » Par quoi, par désespoir, il se met à voler ses voisins les plus proches et ceux qu’il savait avoir du blé, du vin et du lard.

 Les voisins s’aperçoivent que leurs provisions diminuent ; et leurs soupçons se portent vite sur le pauvre Pierre, car ils savaient bien qu’il ne faisait rien et n’avait pas de quoi vivre et que lui et sa famille avaient assez en bon point. Ils font le guet et attrapent Pierre, le battent fortement et le mette en prison. Le pauvre homme, fut bien étonné d’être pris, il ne le fut pas moins, quand il fut condamné à être pendu. Il fut emmené au gibet, où il prie la belle Dame de Liesse bien dévotement, disant de belles oraisons, la priant qu’elle lui sauve la vie. Après cette prière, il monte à la potence et fut exécuté et laissé pour mort.

 Tout le monde repart. Trois jours après un berger, passant près de la potence, entend le pendu se plaindre, il court pour en informer le Prévôt de la ville. En chemin, il rencontre les hommes qui avaient accusé Pierre. Ne les connaissant pas, il les appelle pour avoir de l’aide pour débarrasser ce pauvre homme. Ils arrivent et à l’aide d’une échelle frappent le pauvre Pierre à coups de couteau, afin d’achever ce que le bourreau avait commencé.

Le prévôt averti de cet accident arrive et voix qu’on lui a dit la vérité. Ce spectacle admirable lui ayant fait comprendre que ce n’était pas la volonté de Dieu que Pierre mourut sur le gibet, commanda aussitôt qu’on le retire. Le criminel assurant que la bonne Dame de Liesse lui avait sauvé la vie qu’il devait perdre par les seules plaies au couteau de ses ennemis. Le miracle obligea le juge a condamner ces voisins à nourrit ce pauvre homme le reste de sa vie, et de fournir aux frais de sa guérison. Notre Dame de Liesse ne jugea donc pas Pierre, il n’était pas indigne de son miséricordieux secours.

 Pierre ne fut pas ingrat, car aussitôt qu’il le put, il alla à Liesse témoigner sa reconnaissance à celle qui lui avait sauvé la vie et qui lui avait fait trouver, dans son malheur de quoi manger tout sa vie.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 13:05

PRIÈRE A NOTRE DAME DE LIESSE

 

 

 notre-Dame-de-Liesse.JPG

 

O Seigneur notre Dieu, accordez à vos serviteurs les joies d’une parfaite et continuelle santé de corps et d’esprit ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, l’exemption de toute tristesse pendant cette vie, et après notre mort la jouissance des joies éternelles.

 Nous vous demandons ces grâces par Jésus Christ notre Seigneur et votre fil, lequel vit et règne avec vous en l’unité du Saint Esprit pendant les siècles des siècles.

Amen.

Notre Dame de Liesse, source et cause de toute joie, priez pour nous.

 

La récitation de cette prière donne 40 jours d’indulgence.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 16:28

L’évêque Gaudry de Laon

 

 

 

Les évêques de Laon, ducs et pairs du royaume, avaient le privilège de porter la sainte ampoule au cours de la cérémonie du sacre des rois de France.

  

Gaudry  est élu évêque de Laon en 1106 par le chapitre de la cathédrale et succède à Enguerrand de Laon, fils d'Albéric II, issu de la noble famille des sires de Coucy, archidiacre de Soissons avant d'être évêque.

 

D'origine  Normande, Gaudry figure parmi ceux qui entoure Henry Ier, roi d'Angleterre. Devenu son chapelain, voire son chancelier, il participe en septembre 1106 à la bataille de Tinchebray  (La bataille de Tinchebray en Normandie, entre des troupes Henry Ier, roi d'Angleterre, et celle du duc de Normandie, son frère aîné Robert Courteheuse. Cette bataille s'est soldée par une victoire décisive du roi d’Angleterre, qui lui permit de rattacher la Normandie à l'Angleterre, ce qui n'était plus le cas depuis la mort de leur père Guillaume le Conquérant en 1087. La Normandie restera une possession de la couronne d'Angleterre jusqu'en 1204), où il fait personnellement prisonnier Robert Courteheuse.

Fort de l'appui du souverain anglais, et quelques semaines après Tinchebray, Gaudry est élu évêque de Laon mais comme il n'était que Sous-diacres de l'église de Rouen, son élection est particulièrement contestée. Gaudry intervient alors auprès du pape Pascal II, lequel, venu en France consulter le roi de France, confirme son élection au cours d'un synode tenu à Langres. Gaudry reçoit l'onction pontificale en toute hâte dans l'église Saint-Ruffin.

Arrivé à Laon, Gaudry se révèle cupide, violent et envieux. Il devient co-régent du pouvoir royal du domaine de Laon avec Gérard de Quierzy, châtelain royal, avoué de l'abbaye Saint-Jean de Laon, et aussi protecteur de l'abbaye Saint-Vincent.

Suite à une querelle, il décide de faire assassiner Gérard de Quierzy qui venait de l'injurier. Afin que les soupçons ne soient portés sur sa personne, Gaudry part pour Rome quelques jours avant l'exécution du meurtre. En janvier 1110, Gérard de Quierzy est assassiné alors qu'il était en prières dans la cathédrale de Laon.

Cependant, l'opinion générale accusant ouvertement l'évêque qui était encore absent, le roi Louis VI, persuadé de la culpabilité de Gaudry et de sa destitution par le pape, s'empresse de dépouiller le palais épiscopal de tous ses biens. Mais celui-ci, revenu réhabilité et chargé de cadeaux, lui oppose bulles et écrits pontificaux sommant le roi de lui rendre ses biens.

 

En 1111, l’évêque Gaudry, homme sans conscience s’amusait à faire torturer par son esclave noir les habitants de Laon qui lui déplaisaient. Pendant une absence de leur évêque, les bourgeois de Laon obtinrent une charte. Mais Gaudry voulut la déchirer et, pour avoir l’appui du roi Louis, il lui promit une somme d’argent.

Gaudry se mit en devoir de percevoir sur les bourgeois l’argent qu’il avait promis au roi, exigeant que chacun payât, pour la destruction de la commune, autant qu’il avait payé pour avoir la charte. Les boutiques se fermèrent. Ce n’était plus de la colère, mais une rage de bêtes féroces qui soulevait ces gens ; ils conspirèrent la mort de l’évêque. Gaudry averti ne voulut pas croire au danger. A l’abbé Guibert de Nogent, qui le suppliait d’apaiser toutes ces colères, il répondit : « Que pensez-vous donc que ces gens puissent faire ? Si Jean, mon esclave, tirait par le nez le plus redoutable d’entre eux, le pauvre diable n’oserait pas même faire un grognement ! ».

Le lendemain, vendredi de Pâques, tout à coup un grand tumulte éclate dans la ville. Des bandes armées d’épées, de haches, de massues et de lances donnent l’assaut au palais de l’évêque. Gaudry, secondé de quelques hommes d’armes, se défendit en faisant pleuvoir, sur les assaillants, des pierres et des flèches.

A la fin, sentant la partie perdue, il prit l’habit d’un des domestiques, s’enfuit dans le cellier et se cacha dans un tonneau dont un fidèle serviteur boucha l’ouverture. Mais des bourgeois, fouillant partout, découvrirent l’évêque. Ils le tirèrent de là par les cheveux, le traînèrent dehors et tant, qu’il suppliait et promettait de grosses sommes pour qu’on lui laisse la vie, l’un des insurgés, d’un coup de hache lui fit sauter la cervelle, tandis qu’un autre lui fendait la figure en travers.

D’après Guibert de Nogent.

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 13:56

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