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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 23:01

 

icone1

 

Ma plus belle invention, dit Dieu, c’est ma mère.

Il me manquait une maman, et je l’ai faite.

J’ai fait ma mère avant qu’elle me fasse.

 C’était plus sûr. Maintenant, je suis vraiment un homme comme tous les autres hommes.

Je n’ai plus rien à leur envier, car j’ai une maman.

Une vraie. Ça me manquait. Ma mère, elle s’appelle Marie, dit Dieu.

Son âme est absolument pure et pleine de grâce.

Son corps est vierge et habité d’une telle lumière que sur terre, je ne me suis jamais lassé de la regarder, de l’écouter, de l’admirer.

 Elle est belle, ma mère, tellement que, laissant les splendeurs du ciel, je ne me suis pas trouvé dépaysé près d’elle. Pourtant, je sais ce que c’est, dit Dieu que d’être porté par les anges ;

eh bien, ça ne vaut pas les bras d’une maman, croyez-moi.

Ma mère Marie est morte, dit Dieu.

Depuis que j’étais remonté vers le ciel, elle me manquait, je lui manquais.

Elle m’a rejoint, avec son âme, avec son corps, directement.

Je ne pouvais pas faire autrement.

Ça se devait, c’était plus convenable.

Les doigts qui ont touché Dieu ne pouvaient pas s’immobiliser.

Les yeux qui ont contemplé Dieu ne pouvaient rester clos.

Les lèvres qui ont embrassé Dieu ne pouvaient se figer.

Ce corps très pur qui avait donné un corps à Dieu ne pouvait pourrir, mêlé à la terre.

Je n’ai pas pu, ce n’était pas possible, ça m’aurait trop coûté.

J’ai beau être Dieu, je suis son fils, et c’est moi qui commande.

Et puis, dit Dieu, c’est encore pour mes frères les hommes que j’ai fait cela.

Pour qu’ils aient une maman au ciel. Une vraie, une de chez eux, corps et âme. La mienne.

C’est fait. Elle est avec moi, depuis l’instant de sa mort.

Son Assomption, comme disent les hommes.

La mère a retrouvé son fils, et le fils sa mère.

Corps et âme, l’un a coté de l’autre, éternellement.

Maintenant, que les hommes l’utilisent davantage ! dit Dieu.

Au ciel ils ont une maman qui les suit des yeux, avec des yeux de chair.

Au ciel ils ont une maman qui les aime à plein cœur, avec son cœur de chair.

Et cette maman, c’est la mienne, qui me regarde avec les mêmes yeux, qui m’aime avec le même cœur.

Si les hommes étaient malins, ils en profiteraient, ils devraient bien se douter que je peux rien lui refuser.

Que voulez vous, c’est ma maman. Je l’ai voulue.

Je ne m’en plains pas.

L’un en face de l’autre, corps et âme, mère et fils, éternellement.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:03

 

père hyacinthe Loyson 2

 

Un des fondateurs de l’église Gallicane moderne : le Père Hyacinthe Loyson.

Né le 10 mars 1827 à Orléans, mort à Paris en 1912 inhumé au Père-Lachaise, son épitaphe est :

 Agir comme s’il n’y avait au monde que sa conscience et Dieu.

 

IL rentre au séminaire en 1845 et est ordonné prêtre en 1951, professeur au séminaire d'Avignon et de nantes, puis vicaire à Saint-Sulpice jusqu'en 1857.

 

Il entre dans l'ordre de Carmes en 1860 et prononce ces voeux. Le père Hyacinthe a des difficultés dès le debut  de son ministère, lorsqu'il invite les francs-maçon a travailler avec les catholiques.

 

 

Il se fait très rapidement remarquer par ces sermons enflammés. De tendance Gallicane, il est choisi pour precher l'Avant à la cathédrale notre Dame de Paris en 1864 et pour les 5 années suivantes. IL traite des sujets négligés par les prêtres romains de l'époque comme l'origine du pouvoir, la souveraineté populaire et le droit divin, l'amour conjugal, la virginité etc. Il est pour cela critiqué par des catholiques conservateur et ultramontains.

 

Le 20 septembre 1869, il adresse au général de son ordre, au Pape et aux journaux une lettre qui eut un grand retentissement, et dans laquelle, en rappelant « les attaques ouvertes et les délations cachées » dont il avait été l'objet, il accuse les « menées d'un parti tout-puissant à Rome », et déclare qu'il ne remonterait plus dans la chaire de Notre-Dame, parce qu'on voulait lui imposer « un langage qui ne serait plus l'entière et loyale expression de sa conscience, une parole faussée par un mot d'ordre, ou mutilée par des réticences ».

Il annonce en même temps qu'il s'éloignera de son couvent et, dénonce le dogme de l'infaillibilité pontificale qui se prépare et qu'il n'approuve pas, il proteste devant le Pape et devant le concile qui va se réunir à Rome « contre ces doctrines et ces pratiques qui se nomment chrétiennes, mais qui ne le sont pas, et qui, dans leurs envahissements toujours plus audacieux et plus funestes, tendent à changer la constitution de l'Église ».

 

 



Le père Hyacinthe redevenu simple prêtre en 1869, il part faire une tournée de conférences au Etats-Unis où il rencontre un certain succès chez les prostestants. de retour en France, il se retire à Bouillac et publie le 30 juillet 1870 une lettre de protestation contre les décisions du concile Vatican 1, qui érige en dogme l'infaillibilité personnelle du Pape.





Le  17 août 1873 il célèbre sa première messe en langue française. il donne également des conférences déclarant que la conféssion obligatoire était essentiellement immorale.

 

 

En 1878, il fonde à Paris l'église Gallicane, une église catholique indépendante.

 

Le 9 février 1879 une chapelle est inaugurée à Paris. Rapidement trop petite, une nouvelle chapelle est ouverte rue d'Arras en 1881. Chose très rare à l'époque où la France est encore sous  concordat, un décret du 3 décembre 1883, signé par Jules Grévy Président de la République et par son ministre de l'intérieur autorise l'église Gallicane. 

 

 

IL meurt en 1912 à l'âge de 85 ans.

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:04

 

3eme miracle au XIII siècle. (3 miracles en un)

 

liesse 4

 

 En bourgogne, il y avait un marchand qui ne pouvait pas avoir d’enfant ; c’est pourquoi il se voua à notre dame de Liesse, promettant de visiter son Eglise s’il pouvait, par son intercession, obtenir ce qu’il désirait.

 

Avant la fin de l’année, il put être certain que notre Dame de Liesse l’avait exaucé, aussi sans même attendre la naissance de l’enfant, environ un mois avant, ce marchand voulant accomplir le dit vœu, se mit en route pour visiter Liesse.

 

 Mais à peine fut-il entré dans un bois, à quelques journées de marche de sa province, qu’un groupe de voleurs se jetant sur lui, le dépouille de tout, le lie à un arbre et se sauve. Alors, se recommandant à notre Dame de Liesse, il vit paraître une fille extrêmement belle qui vient le délivrer, lui donnant ainsi le moyen d’accomplir son vœu.

 

Pendant ce temps, sa femme accoucha d’un fils, mais environ 15 jours après la naissance de l’enfant, la mère s’étant mise dans le bain, s’y endormit et laissa tomber dans l’eau l’enfant qu’elle tenait, et il fut noyé. La justice étant avertie de cela, condamna la mère à la mort.

 

 Le mari rentra de son voyage à notre Dame de Liesse, 4 jours après la mort de l’enfant qui était déjà enterré, et ayant entendu que sa femme était condamné à la mort et que l’on allait l’exécuter, d’abord il eu une extrême tristesse de ces nouvelles et ne savait à quoi se résoudre. Mais les grâces qu’il avait reçues de notre Dame lui en font espérer encore une plus grande, il court vite vers le juge, et lui dit qu’il désire parler à sa femme, ce qui lui est accordé, et elle lui dit que l’enfant était fort beau, le marchand pria le juge de lui faire voir et bien qu’il fut enterré de quatre jours, le juge lui octroya de la faire déterrer et de lui apporter.

 

 Cela fait l’enfant chose admirable embaumait la fleur. Le pauvre père voyant son enfant mort si beau se mit dévotement à genoux et demanda a voix haute à notre Dame de Liesse : Belle dame, cet enfant nous a été donné par vos prières, je vous prie, montrez votre miracle, car je crois que votre fils ne vous refusera pas. Juste après, l’enfant commença à crier et jeter plusieurs soupirs devant le juge, qui voyant cela renvoya la femme et l’enfant sauvé avec son mari.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:10

 

 

viergeEnguerrand II sire de Coucy dans l’Aisne avait en 1146, perdu ses deux jeunes enfants Raoul et Enguerrand ; ils avaient été enlevés par un bohémien et les recherches les plus actives n’avaient trouvé aucune trace de leur ravisseur.

 

 Trois mois s’étaient écoulés pour le Sire de Coucy et pour sa noble épouse, Agnès de Beaugeney, dans une cruelle et désespérante incertitude. La province de Picardie toute entière voulut montrer à l’illustre seigneur combien elle s’associait à sa douleur, combien ardemment elle désirait la voir consolé. Tout la noblesse de Picardie, tout le clergé des abbayes ou églises, les vassaux comme les serfs, les paysans comme les bourgeois, se rendirent à pied par groupe de trois à cinq cents personnes suivant un ordre réglé d’avance entre les diverses localités de Picardie, à Notre Dame de Liesse. Le roi de France lui-même, Louis le jeune, cousin de la dame de Coucy alla aussi à pied implorer la mère de Dieu en faveur d’un si grand drame. Pendant tout le mois de juillet, les routes furent couvertes de pèlerins, et la chapelle de Liesse fut trop petite pour recevoir tant de personnes à la fois. Des hôtels s’élevèrent à l’entour du sanctuaire et formèrent une ville assez étendue. Tant de prières montant de concert vers le ciel, devaient-elles être repoussées ?

 

 En ce moment le roi se préparait pour partir en croisade. La noblesse de France se pressait autour de lui briguant avec ardeur l’honneur de marcher à ses côtés à la défense des fidèles de la terre Sainte. Le pèlerinage de Notre Dame de Liesse préparait saintement le départ des croisés, dont le rendez-vous était à Vézelay, en bourgogne, et en quittant Liesse, chaque baron se mettait en route pour rejoindre sa bannière. Le roi demeura un des derniers en Picardie, respectant la douleur du sire de Coucy, il n’avait fait jusqu’alors aucune allusion au retard qu’avait Enguerrand à prendre la croix, Louis se décida à parler à son cousin. Il vint donc à Coucy. Enguerrand ne put résister à ses sollicitations. Aussi un jour de grand matin, les fanfares retentirent de toutes parts dans la seigneurie de Coucy ; des messagers furent envoyés aux chevaliers des environs. Tous, vassaux, serfs, paysans etc. accoururent en foule sur la pelouse qui s’étendait devant le château. Des armes furent distribuées, les bannières aux armes de Coucy flottèrent au-dessus des rangs. Une population immense accourut à ce spectacle. Des cantiques montèrent vers le ciel, chantés par mille personnes à la fois. Un autel fut dressé sur le tertre et le curé du château célébra la Sainte Messe en présence du roi, du peuple, du sire de Coucy et de sa femme Agnès. Triste et résignée, la dame avait courbé la tête devant la volonté de son mari de suivre le roi aux croisades, des larmes se voyaient sur ces joues. Elle avait compris qu’une femme ne pouvait interrompre plus longtemps les devoirs que le rang de son époux lui imposait. Ce fut donc sans rien dire et même avec l’enthousiasme d’une sainte ferveur qu’elle attacha de ses mains sur la poitrine des croisés, la croix de drap rouge, signe de leur engagement. Mais après cette cérémonie Agnès se mit à genou devant le roi et dis avec douceur : « Gracieux prince, Monseigneur Enguerrand va quitter ce château et le pays pour n’y plus revenir jamais peut-être, je vais rester seul ici, en proie à l’inquiétude et aux larmes, femme sans mari, mère sans enfants, ma vie est désormais flétrie et désolée. Enguerrand vas partir, voulez vous ma mort ou bien en partant avec lui, partagerai-je ses danger ? Je sais que nul femme ne pourrait suivre en Palestine son époux ou son père. Mais sire mon sort si triste ne mérite-t-il pas une faveur ? Me voici à vos pieds mon cousin, si le sang qui coule dans nos veines me donne droit à quelques privilèges, je les abdique pour conserver seulement le droit de suivre mon époux. » Enguerrand et le roi non purent retenir leurs larmes.

 

 Le roi releva la dame de Coucy et allait répondre quand un bruit de clairon se fit entendre à l’extrémité de la pelouse. Une rumeur soudaine agita la foule. Des acclamations joyeuses annoncèrent une heureuse nouvelle. Le cœur d’Agnès tressaillit, un rayon d’espoir brilla à ses yeux. Enguerrand lui-même devint pâle et s’élança à cheval vers le lieu du tumulte. Les voilà ! Les voilà ! criait la foule. Place ils sont de retour. Agnès était hors d’état de soutenir l’émotion, elle attachait ses regards sur cette foule qui lui apportait peut être la vie. Tout à coup elle voit Enguerrand descendre de son cheval, elle le perd un instant de vue, puis les rangs des croisés s’ouvrent et le sire de Coucy paraît tenant deux enfants par la main. Agnès retrouve des forces et se relève et vole au devant de son époux. Elle a reconnu les fils qu’elle avait perdus. Elle les serra contre son cœur et tomba évanouie sur le gazon. Le roi ouvrit ses bras au sire de Coucy qui s’y précipita avec effusion. « Je puis partir maintenant, sire, dit Enguerrand, mon nom ne périra pas si je trouve la mort en croisade, cet instant a payé tout le sang que je répandrai. » Les enfants furent interrogés sur ce qui leur était arrivé depuis 3 mois, ce fut en vain ils ne purent rien dire, si non qu’ils avaient habité un château ou chaque jour, on leur donnait des nouvelles de leurs parents.

 

 En action de grâces du retour inespéré de leurs fils, Enguerrand II de Coucy et Agnès sa femme, fondèrent à Nogent, à Coucy, à Prémontré, à Liesse, églises et couvents, où une messe perpétuelle est célébré appelait Messe du retour.

 

Chateau de Coucy de nos jours.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:03

carte ancienne

 

Un pendu miraculeusement secouru.

 

 En 1139, un pauvre homme du nom de Pierre de Fourcy, sans aucunes ressources et ne trouvant pas de travail, ne savait pas comment nourrir sa famille : pressé par la misère la plus extrême : « Hélas ! Dame de Liesse, mourrai-je de faim, s’écriait-il. Il est impossible que j’eusse le courage d’aller demander l’aumône. Hélas ! Dame de Liesse faut-il que je sois voleur ; certes oui, si je veux vivre. » Par quoi, par désespoir, il se met à voler ses voisins les plus proches et ceux qu’il savait avoir du blé, du vin et du lard.

 Les voisins s’aperçoivent que leurs provisions diminuent ; et leurs soupçons se portent vite sur le pauvre Pierre, car ils savaient bien qu’il ne faisait rien et n’avait pas de quoi vivre et que lui et sa famille avaient assez en bon point. Ils font le guet et attrapent Pierre, le battent fortement et le mette en prison. Le pauvre homme, fut bien étonné d’être pris, il ne le fut pas moins, quand il fut condamné à être pendu. Il fut emmené au gibet, où il prie la belle Dame de Liesse bien dévotement, disant de belles oraisons, la priant qu’elle lui sauve la vie. Après cette prière, il monte à la potence et fut exécuté et laissé pour mort.

 Tout le monde repart. Trois jours après un berger, passant près de la potence, entend le pendu se plaindre, il court pour en informer le Prévôt de la ville. En chemin, il rencontre les hommes qui avaient accusé Pierre. Ne les connaissant pas, il les appelle pour avoir de l’aide pour débarrasser ce pauvre homme. Ils arrivent et à l’aide d’une échelle frappent le pauvre Pierre à coups de couteau, afin d’achever ce que le bourreau avait commencé.

Le prévôt averti de cet accident arrive et voix qu’on lui a dit la vérité. Ce spectacle admirable lui ayant fait comprendre que ce n’était pas la volonté de Dieu que Pierre mourut sur le gibet, commanda aussitôt qu’on le retire. Le criminel assurant que la bonne Dame de Liesse lui avait sauvé la vie qu’il devait perdre par les seules plaies au couteau de ses ennemis. Le miracle obligea le juge a condamner ces voisins à nourrit ce pauvre homme le reste de sa vie, et de fournir aux frais de sa guérison. Notre Dame de Liesse ne jugea donc pas Pierre, il n’était pas indigne de son miséricordieux secours.

 Pierre ne fut pas ingrat, car aussitôt qu’il le put, il alla à Liesse témoigner sa reconnaissance à celle qui lui avait sauvé la vie et qui lui avait fait trouver, dans son malheur de quoi manger tout sa vie.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 13:05

PRIÈRE A NOTRE DAME DE LIESSE

 

 

 notre-Dame-de-Liesse.JPG

 

O Seigneur notre Dieu, accordez à vos serviteurs les joies d’une parfaite et continuelle santé de corps et d’esprit ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, l’exemption de toute tristesse pendant cette vie, et après notre mort la jouissance des joies éternelles.

 Nous vous demandons ces grâces par Jésus Christ notre Seigneur et votre fil, lequel vit et règne avec vous en l’unité du Saint Esprit pendant les siècles des siècles.

Amen.

Notre Dame de Liesse, source et cause de toute joie, priez pour nous.

 

La récitation de cette prière donne 40 jours d’indulgence.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 16:28

L’évêque Gaudry de Laon

 

 

 

Les évêques de Laon, ducs et pairs du royaume, avaient le privilège de porter la sainte ampoule au cours de la cérémonie du sacre des rois de France.

  

Gaudry  est élu évêque de Laon en 1106 par le chapitre de la cathédrale et succède à Enguerrand de Laon, fils d'Albéric II, issu de la noble famille des sires de Coucy, archidiacre de Soissons avant d'être évêque.

 

D'origine  Normande, Gaudry figure parmi ceux qui entoure Henry Ier, roi d'Angleterre. Devenu son chapelain, voire son chancelier, il participe en septembre 1106 à la bataille de Tinchebray  (La bataille de Tinchebray en Normandie, entre des troupes Henry Ier, roi d'Angleterre, et celle du duc de Normandie, son frère aîné Robert Courteheuse. Cette bataille s'est soldée par une victoire décisive du roi d’Angleterre, qui lui permit de rattacher la Normandie à l'Angleterre, ce qui n'était plus le cas depuis la mort de leur père Guillaume le Conquérant en 1087. La Normandie restera une possession de la couronne d'Angleterre jusqu'en 1204), où il fait personnellement prisonnier Robert Courteheuse.

Fort de l'appui du souverain anglais, et quelques semaines après Tinchebray, Gaudry est élu évêque de Laon mais comme il n'était que Sous-diacres de l'église de Rouen, son élection est particulièrement contestée. Gaudry intervient alors auprès du pape Pascal II, lequel, venu en France consulter le roi de France, confirme son élection au cours d'un synode tenu à Langres. Gaudry reçoit l'onction pontificale en toute hâte dans l'église Saint-Ruffin.

Arrivé à Laon, Gaudry se révèle cupide, violent et envieux. Il devient co-régent du pouvoir royal du domaine de Laon avec Gérard de Quierzy, châtelain royal, avoué de l'abbaye Saint-Jean de Laon, et aussi protecteur de l'abbaye Saint-Vincent.

Suite à une querelle, il décide de faire assassiner Gérard de Quierzy qui venait de l'injurier. Afin que les soupçons ne soient portés sur sa personne, Gaudry part pour Rome quelques jours avant l'exécution du meurtre. En janvier 1110, Gérard de Quierzy est assassiné alors qu'il était en prières dans la cathédrale de Laon.

Cependant, l'opinion générale accusant ouvertement l'évêque qui était encore absent, le roi Louis VI, persuadé de la culpabilité de Gaudry et de sa destitution par le pape, s'empresse de dépouiller le palais épiscopal de tous ses biens. Mais celui-ci, revenu réhabilité et chargé de cadeaux, lui oppose bulles et écrits pontificaux sommant le roi de lui rendre ses biens.

 

En 1111, l’évêque Gaudry, homme sans conscience s’amusait à faire torturer par son esclave noir les habitants de Laon qui lui déplaisaient. Pendant une absence de leur évêque, les bourgeois de Laon obtinrent une charte. Mais Gaudry voulut la déchirer et, pour avoir l’appui du roi Louis, il lui promit une somme d’argent.

Gaudry se mit en devoir de percevoir sur les bourgeois l’argent qu’il avait promis au roi, exigeant que chacun payât, pour la destruction de la commune, autant qu’il avait payé pour avoir la charte. Les boutiques se fermèrent. Ce n’était plus de la colère, mais une rage de bêtes féroces qui soulevait ces gens ; ils conspirèrent la mort de l’évêque. Gaudry averti ne voulut pas croire au danger. A l’abbé Guibert de Nogent, qui le suppliait d’apaiser toutes ces colères, il répondit : « Que pensez-vous donc que ces gens puissent faire ? Si Jean, mon esclave, tirait par le nez le plus redoutable d’entre eux, le pauvre diable n’oserait pas même faire un grognement ! ».

Le lendemain, vendredi de Pâques, tout à coup un grand tumulte éclate dans la ville. Des bandes armées d’épées, de haches, de massues et de lances donnent l’assaut au palais de l’évêque. Gaudry, secondé de quelques hommes d’armes, se défendit en faisant pleuvoir, sur les assaillants, des pierres et des flèches.

A la fin, sentant la partie perdue, il prit l’habit d’un des domestiques, s’enfuit dans le cellier et se cacha dans un tonneau dont un fidèle serviteur boucha l’ouverture. Mais des bourgeois, fouillant partout, découvrirent l’évêque. Ils le tirèrent de là par les cheveux, le traînèrent dehors et tant, qu’il suppliait et promettait de grosses sommes pour qu’on lui laisse la vie, l’un des insurgés, d’un coup de hache lui fit sauter la cervelle, tandis qu’un autre lui fendait la figure en travers.

D’après Guibert de Nogent.

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 13:56

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