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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 16:59

  abbé gregoire 2

L’abbé Grégoire  prend la présidence de la « Société des amis des Noirs » de Brissot de Warville, qui milite pour la suppression de l’esclavage dans les colonies en début 1790. Toujours fidèle à sa ligne de conduite il réussit à faire admettre le principe de l’égalité civile pour les juifs en septembre 1791. C’est encore grâce a lui qu’est votée l’abolition de l’esclavage le 4 février 1794.  La restauration de l'esclavage, par l’empereur Napoléon en 1802 ne l'empêcha de continuer à militer pour son abolition, comme en témoigne les nombreux ouvrages qu'il consacra à ce sujet. Une place porte le nom de l'abbé Grégoire à Fort de France en Martinique.

 

L’abbé Grégoire est en mission en Savoie lors du procès de Louis XVI fin 1792 début 1793. Il fait savoir à la Convention qu’il est pour la condamnation du Roi. Néanmoins, du fait de ses convictions religieuses, il refuse de voter la mort du Roi chef de l’église Gallicane.

 Il n’en sera pas moins accusé de régicide durant la Restauration. Toujours fidèle au catholicisme, en 1793, il refuse de renier sa foi malgré la pression de la Commune. Malgré la Terreur, il ne cessa jamais de siéger à la Convention  en habit ecclésiastique et n'hésita pas à condamner vigoureusement la déchristianisation des années 1793 et 1794. Plusieurs fois, il faillit être arrêté. Il ne continua pas moins à se promener dans les rues en tenue épiscopale et à célébrer tous les jours la messe chez lui et à la chute de Robespierre, il fut le premier à demander la réouverture des lieux de culte. Il s'efforce de réorganiser l'Église constitutionnelle. Il organise avec les évêques constitutionnels deux conciles nationaux, en 1797 et 1801, pour tenter de mettre sur pied une véritable Église gallicane.

 

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 10:41

abbe-gregoire.JPG

 

Un évêque Gallican au Panthéon (partie 1)

 

L’abbé Grégoire est né à Vého  le 4 décembre 1750 et  mort à Paris le 26 mai 1831. De 1763 à 1768 il poursuit ses études chez les Jésuites de Nancy qui le conduisent tout naturellement au Séminaire de Metz. Ordonné prêtre en 1776, il devient professeur au collège de Pont à Mousson et va chercher à améliorer la situation des pauvres grâce à l’instruction.

Il devient curé du village lorrain d’Embermesnil en 1782. En 1788 il réclame pour les juifs un statut assurant leur dignité dans son « Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs ». Cet essai lui vaut une  palme académique à Metz.

Après avoir été élu député aux Etats Généraux du le premier ordre (le clergé) pour le bailliage de Nancy, il part pour Versailles le 21 avril 1789. L’abbé Grégoire se joint au Tiers Etat le 14 juin 1789. Il est à noter qu’il est l’un des premiers membres de son ordre à accomplir cette action, il préside la session pendant 62 heures pendant la prise de la bastille le 14 juillet.  L’abbé Grégoire réclame l’abolition des privilèges, proposa le premier la motion d'abolir le droit d’aînesse et exige l'instauration du suffrage universel.

 Il contribua à la rédaction de la Constitution civile du clergé et réussi à entraîner un grand nombre d’ecclésiastiques hésitants. Il fut ainsi considéré comme le chef de l'Église constitutionnelle de France (église dite Gallicane). Il prête serment le 27 décembre 1790, devenant ainsi un prêtre jureur ou assermenté. Il restera toute sa vie fidèle à son serment, se refusant même sur son lit de mort en mai 1831 de le renier. Jusqu'à la fin de ses jours il oeuvra à la création d'une église constitutionnelle Gallicane. Toujours fidèle à sa ligne de conduite il réussit à faire admettre le principe de l’égalité civile pour les juifs en septembre 1791. La même année il est nommé évêque constitutionnel de Blois puis, il est élu à la Convention qu’il présidera toujours en tenu épiscopale.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:03

 

père hyacinthe Loyson 2

 

Un des fondateurs de l’église Gallicane moderne : le Père Hyacinthe Loyson.

Né le 10 mars 1827 à Orléans, mort à Paris en 1912 inhumé au Père-Lachaise, son épitaphe est :

 Agir comme s’il n’y avait au monde que sa conscience et Dieu.

 

IL rentre au séminaire en 1845 et est ordonné prêtre en 1951, professeur au séminaire d'Avignon et de nantes, puis vicaire à Saint-Sulpice jusqu'en 1857.

 

Il entre dans l'ordre de Carmes en 1860 et prononce ces voeux. Le père Hyacinthe a des difficultés dès le debut  de son ministère, lorsqu'il invite les francs-maçon a travailler avec les catholiques.

 

 

Il se fait très rapidement remarquer par ces sermons enflammés. De tendance Gallicane, il est choisi pour precher l'Avant à la cathédrale notre Dame de Paris en 1864 et pour les 5 années suivantes. IL traite des sujets négligés par les prêtres romains de l'époque comme l'origine du pouvoir, la souveraineté populaire et le droit divin, l'amour conjugal, la virginité etc. Il est pour cela critiqué par des catholiques conservateur et ultramontains.

 

Le 20 septembre 1869, il adresse au général de son ordre, au Pape et aux journaux une lettre qui eut un grand retentissement, et dans laquelle, en rappelant « les attaques ouvertes et les délations cachées » dont il avait été l'objet, il accuse les « menées d'un parti tout-puissant à Rome », et déclare qu'il ne remonterait plus dans la chaire de Notre-Dame, parce qu'on voulait lui imposer « un langage qui ne serait plus l'entière et loyale expression de sa conscience, une parole faussée par un mot d'ordre, ou mutilée par des réticences ».

Il annonce en même temps qu'il s'éloignera de son couvent et, dénonce le dogme de l'infaillibilité pontificale qui se prépare et qu'il n'approuve pas, il proteste devant le Pape et devant le concile qui va se réunir à Rome « contre ces doctrines et ces pratiques qui se nomment chrétiennes, mais qui ne le sont pas, et qui, dans leurs envahissements toujours plus audacieux et plus funestes, tendent à changer la constitution de l'Église ».

 

 



Le père Hyacinthe redevenu simple prêtre en 1869, il part faire une tournée de conférences au Etats-Unis où il rencontre un certain succès chez les prostestants. de retour en France, il se retire à Bouillac et publie le 30 juillet 1870 une lettre de protestation contre les décisions du concile Vatican 1, qui érige en dogme l'infaillibilité personnelle du Pape.





Le  17 août 1873 il célèbre sa première messe en langue française. il donne également des conférences déclarant que la conféssion obligatoire était essentiellement immorale.

 

 

En 1878, il fonde à Paris l'église Gallicane, une église catholique indépendante.

 

Le 9 février 1879 une chapelle est inaugurée à Paris. Rapidement trop petite, une nouvelle chapelle est ouverte rue d'Arras en 1881. Chose très rare à l'époque où la France est encore sous  concordat, un décret du 3 décembre 1883, signé par Jules Grévy Président de la République et par son ministre de l'intérieur autorise l'église Gallicane. 

 

 

IL meurt en 1912 à l'âge de 85 ans.

 

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