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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:01

croix pierre

 

Dans le mois de novembre 1565, une jeune femme de Vervins dans l'aisne, nommée Nicole Obry, fut possédée par le demon. Pendant quelque temps, l'esprit malin parvint à dissimuler sa présence.

 

On employa inutilement les remèdes humains ; mais enfin, il fut découvert et l'on dut avoir recours aux remèdes surnaturels. Un religieux nommé Pierre de la Motte, aidé du curé, du vicaire et du maître d'école de Vervins, essaya, avec les conjurations de l'église, de délivrer cette femme que le diable tourmentait horriblement. Pendant plusieurs jours, une relique de la vraie croix fit sortir le démon ; mais plus tard, on dut avoir recours à la Saint Eucharistie. Toujours le démon cédait à son Dieu ; mais toujours aussi, après avoir laissé quelque temps de paix à sa victime, il rentrait en elle et la tourmentait de nouveau. 80 jours se passèrent ainsi, en victoires continuelles pour Jésus présent au Saint Sacrement de l'autel, en défaites continuelles pour le démon. Cependant Nicole était toujours possédée, et même pour se fortifier contre les exorcismes réitérés du religieux, Béelzébuth, prince des démons et possesseur de Nicole, avait appelé à son aide 29 de ses compagnons ; mais forcé par Dieu, il avait dû laisser entrevoir qu'il redoutait par dessus tout un pélerinage de sa victime à Notre Dame de Liesse. Ce motif et l'impossibilité d'obtenir à Vervins un résultat définitif, engagent les parents de la possédée à la conduire dans le sanctuaire où tant de malheures retrouvaient la paix et le bonheur.

 

Nicole arrive à Liesse le 22 janvier dans la soirée. Le lendemain mercredi, vers 9 heures, les cloches sonnent à grande volée ; l'église était comble. On commença par une procession générale ; puis le trésorier chanta une messe solennelle. A l'offertoire, le religieux monte en chaire pour recommander aux prières des fidéles Nicole. Après la prédication et pendant que la messe se parachevait, il envoya chercher la démoniaque et la fit placer devant la statue de la belle Dame de Liesse. Elle poussait des hurlements épouvantables qui glaçaient d'effroi les spectateurs avides et trembalants. Il lit le commencement des quatres évangiles, puis il interroge le démon.

 - Quel est ton nom ?

- Béelzébuth

 - Combien êtes vous au corps de cette créature ?

 - Trente.

Le prêtre lui jette de l'eau bénite ; de dépit le diable lui crache dessus. De la Motte prend la vraie croix et la pose sur les lèvres de la possédée. Satan se tord de désespoir.

- Je te commande, comme ministre du Dieu Vivant, de soirtir du corps de cette femme, il y a assez lontemps que tu la tourmentes.

 - Non, pour moi je ne sortirai point, mais il en sortira 26 de ma compagnie.

 Alors le prêtre prend sur l'autel la Sainte Eucharistie et en lui montrant :

 - Je te commande de par le Dieu vivant, le grand Emmanuel, que vous sortiez à l'instant du corp de cette femme.

 En prononçant ces mots, l'exorciste approchait la sainte hostie de la face de la possédée. Alors il se faisait de terrible assauts à la pauvre créature, comme tous le voyaient. Devant la sainte hostie, elle était reduite en cercle, les doigts des pieds touchaient presque à la tête, le corps était enflé à faire peur, la figure grosse à merveille, quelquefois large, quelquefois longue, d'un rouge écarlate ; les yeux tantôt enfoncés, tantôt sortant comme grosses noix de diverses couleurs, la langue noire, quelquefois rouge, quelquefois tachetée comme le ventre d'un crapaud, et toujours tirée jusqu'au menton, quelquefois racornie comme une goutière. Elle parlait alors que la langue hors de la bouche ce qui prouvait que ce n'était pas Nicole qui parlait mais le démon en elle. Cependant l'exerciste, armé de la sainte hostie, poursuit sans relache le démon.

 - esprit maudit, je te commande au nom et la presence de Jésus que voici au Saint Sacrement, sors de cette créature.

- oui, il en sortira présentement en ce lieu jusqu'à 26, car ils y sont contraints, mais les autres resteront et moi avec eux.

 Cependant le clergé chantait des hymnes et des cantiques ; le peuple, à la vue des tortures épouvantables qu'endurait Nicole, redoublait ses prières et ses supllications à La belle Dame de Liesse. Tout à coup, on entend un long craquement comme si l'on eût brbisé tous lesos de la démoniaque, puis un cri semblable au beuglement d'un taureau en furie. Une vapeur infecte s'échappe de la bouche de l'énergumène. 26 démons venaient de s'enfuir, vaincus par Notre Dame de Liesse. Nicole était retombé sur le pavé ; elle était là, gisant raide et immobile comme une statue. Le démon l'avait de plus rendue aveugle, sourde et muette. C'est ce qui arrive toujours après sa sortie ; il se vende de sa défaite en réduisant à ce pitoable état.

 

Pour l'en tirer, un second miracle était nécessaire. De la Motte prend la sainte hostie et la dépose sur les lévres de Nicole, et aussitôt elle recouvre le mouvement, la vue l'ouie et la parole. Son corps et son visage ne sont plus affreusement torturés par ces horribles contorsions qu'on osait à peine regarder ; un reflet céleste illumine sa figure et ravit le peuple.

 

 On la reporte à l'hotel, les douleurs su'elle avait éprouvées l'avaient tellement affaibllie qu'elle fut plus d'une heure sans presque pouvoir prononcer une parole. Il restait 4 démons à chasser. Il le furent à Laon par Mgr Jean de Bours. Nicole resta 15 jours entiers dans la ville de Laon. Pendant tout ce temps, elle fut publiquement exorcisée dans la cathédrale deux fois par jours ; et chaque fois, 20 000 personnes pouvaient se convaincre pleinement de la réalité de la possession et du triomphe du Saint Sacrement sur le démon.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:04

 

3eme miracle au XIII siècle. (3 miracles en un)

 

liesse 4

 

 En bourgogne, il y avait un marchand qui ne pouvait pas avoir d’enfant ; c’est pourquoi il se voua à notre dame de Liesse, promettant de visiter son Eglise s’il pouvait, par son intercession, obtenir ce qu’il désirait.

 

Avant la fin de l’année, il put être certain que notre Dame de Liesse l’avait exaucé, aussi sans même attendre la naissance de l’enfant, environ un mois avant, ce marchand voulant accomplir le dit vœu, se mit en route pour visiter Liesse.

 

 Mais à peine fut-il entré dans un bois, à quelques journées de marche de sa province, qu’un groupe de voleurs se jetant sur lui, le dépouille de tout, le lie à un arbre et se sauve. Alors, se recommandant à notre Dame de Liesse, il vit paraître une fille extrêmement belle qui vient le délivrer, lui donnant ainsi le moyen d’accomplir son vœu.

 

Pendant ce temps, sa femme accoucha d’un fils, mais environ 15 jours après la naissance de l’enfant, la mère s’étant mise dans le bain, s’y endormit et laissa tomber dans l’eau l’enfant qu’elle tenait, et il fut noyé. La justice étant avertie de cela, condamna la mère à la mort.

 

 Le mari rentra de son voyage à notre Dame de Liesse, 4 jours après la mort de l’enfant qui était déjà enterré, et ayant entendu que sa femme était condamné à la mort et que l’on allait l’exécuter, d’abord il eu une extrême tristesse de ces nouvelles et ne savait à quoi se résoudre. Mais les grâces qu’il avait reçues de notre Dame lui en font espérer encore une plus grande, il court vite vers le juge, et lui dit qu’il désire parler à sa femme, ce qui lui est accordé, et elle lui dit que l’enfant était fort beau, le marchand pria le juge de lui faire voir et bien qu’il fut enterré de quatre jours, le juge lui octroya de la faire déterrer et de lui apporter.

 

 Cela fait l’enfant chose admirable embaumait la fleur. Le pauvre père voyant son enfant mort si beau se mit dévotement à genoux et demanda a voix haute à notre Dame de Liesse : Belle dame, cet enfant nous a été donné par vos prières, je vous prie, montrez votre miracle, car je crois que votre fils ne vous refusera pas. Juste après, l’enfant commença à crier et jeter plusieurs soupirs devant le juge, qui voyant cela renvoya la femme et l’enfant sauvé avec son mari.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:10

 

 

viergeEnguerrand II sire de Coucy dans l’Aisne avait en 1146, perdu ses deux jeunes enfants Raoul et Enguerrand ; ils avaient été enlevés par un bohémien et les recherches les plus actives n’avaient trouvé aucune trace de leur ravisseur.

 

 Trois mois s’étaient écoulés pour le Sire de Coucy et pour sa noble épouse, Agnès de Beaugeney, dans une cruelle et désespérante incertitude. La province de Picardie toute entière voulut montrer à l’illustre seigneur combien elle s’associait à sa douleur, combien ardemment elle désirait la voir consolé. Tout la noblesse de Picardie, tout le clergé des abbayes ou églises, les vassaux comme les serfs, les paysans comme les bourgeois, se rendirent à pied par groupe de trois à cinq cents personnes suivant un ordre réglé d’avance entre les diverses localités de Picardie, à Notre Dame de Liesse. Le roi de France lui-même, Louis le jeune, cousin de la dame de Coucy alla aussi à pied implorer la mère de Dieu en faveur d’un si grand drame. Pendant tout le mois de juillet, les routes furent couvertes de pèlerins, et la chapelle de Liesse fut trop petite pour recevoir tant de personnes à la fois. Des hôtels s’élevèrent à l’entour du sanctuaire et formèrent une ville assez étendue. Tant de prières montant de concert vers le ciel, devaient-elles être repoussées ?

 

 En ce moment le roi se préparait pour partir en croisade. La noblesse de France se pressait autour de lui briguant avec ardeur l’honneur de marcher à ses côtés à la défense des fidèles de la terre Sainte. Le pèlerinage de Notre Dame de Liesse préparait saintement le départ des croisés, dont le rendez-vous était à Vézelay, en bourgogne, et en quittant Liesse, chaque baron se mettait en route pour rejoindre sa bannière. Le roi demeura un des derniers en Picardie, respectant la douleur du sire de Coucy, il n’avait fait jusqu’alors aucune allusion au retard qu’avait Enguerrand à prendre la croix, Louis se décida à parler à son cousin. Il vint donc à Coucy. Enguerrand ne put résister à ses sollicitations. Aussi un jour de grand matin, les fanfares retentirent de toutes parts dans la seigneurie de Coucy ; des messagers furent envoyés aux chevaliers des environs. Tous, vassaux, serfs, paysans etc. accoururent en foule sur la pelouse qui s’étendait devant le château. Des armes furent distribuées, les bannières aux armes de Coucy flottèrent au-dessus des rangs. Une population immense accourut à ce spectacle. Des cantiques montèrent vers le ciel, chantés par mille personnes à la fois. Un autel fut dressé sur le tertre et le curé du château célébra la Sainte Messe en présence du roi, du peuple, du sire de Coucy et de sa femme Agnès. Triste et résignée, la dame avait courbé la tête devant la volonté de son mari de suivre le roi aux croisades, des larmes se voyaient sur ces joues. Elle avait compris qu’une femme ne pouvait interrompre plus longtemps les devoirs que le rang de son époux lui imposait. Ce fut donc sans rien dire et même avec l’enthousiasme d’une sainte ferveur qu’elle attacha de ses mains sur la poitrine des croisés, la croix de drap rouge, signe de leur engagement. Mais après cette cérémonie Agnès se mit à genou devant le roi et dis avec douceur : « Gracieux prince, Monseigneur Enguerrand va quitter ce château et le pays pour n’y plus revenir jamais peut-être, je vais rester seul ici, en proie à l’inquiétude et aux larmes, femme sans mari, mère sans enfants, ma vie est désormais flétrie et désolée. Enguerrand vas partir, voulez vous ma mort ou bien en partant avec lui, partagerai-je ses danger ? Je sais que nul femme ne pourrait suivre en Palestine son époux ou son père. Mais sire mon sort si triste ne mérite-t-il pas une faveur ? Me voici à vos pieds mon cousin, si le sang qui coule dans nos veines me donne droit à quelques privilèges, je les abdique pour conserver seulement le droit de suivre mon époux. » Enguerrand et le roi non purent retenir leurs larmes.

 

 Le roi releva la dame de Coucy et allait répondre quand un bruit de clairon se fit entendre à l’extrémité de la pelouse. Une rumeur soudaine agita la foule. Des acclamations joyeuses annoncèrent une heureuse nouvelle. Le cœur d’Agnès tressaillit, un rayon d’espoir brilla à ses yeux. Enguerrand lui-même devint pâle et s’élança à cheval vers le lieu du tumulte. Les voilà ! Les voilà ! criait la foule. Place ils sont de retour. Agnès était hors d’état de soutenir l’émotion, elle attachait ses regards sur cette foule qui lui apportait peut être la vie. Tout à coup elle voit Enguerrand descendre de son cheval, elle le perd un instant de vue, puis les rangs des croisés s’ouvrent et le sire de Coucy paraît tenant deux enfants par la main. Agnès retrouve des forces et se relève et vole au devant de son époux. Elle a reconnu les fils qu’elle avait perdus. Elle les serra contre son cœur et tomba évanouie sur le gazon. Le roi ouvrit ses bras au sire de Coucy qui s’y précipita avec effusion. « Je puis partir maintenant, sire, dit Enguerrand, mon nom ne périra pas si je trouve la mort en croisade, cet instant a payé tout le sang que je répandrai. » Les enfants furent interrogés sur ce qui leur était arrivé depuis 3 mois, ce fut en vain ils ne purent rien dire, si non qu’ils avaient habité un château ou chaque jour, on leur donnait des nouvelles de leurs parents.

 

 En action de grâces du retour inespéré de leurs fils, Enguerrand II de Coucy et Agnès sa femme, fondèrent à Nogent, à Coucy, à Prémontré, à Liesse, églises et couvents, où une messe perpétuelle est célébré appelait Messe du retour.

 

Chateau de Coucy de nos jours.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:03

carte ancienne

 

Un pendu miraculeusement secouru.

 

 En 1139, un pauvre homme du nom de Pierre de Fourcy, sans aucunes ressources et ne trouvant pas de travail, ne savait pas comment nourrir sa famille : pressé par la misère la plus extrême : « Hélas ! Dame de Liesse, mourrai-je de faim, s’écriait-il. Il est impossible que j’eusse le courage d’aller demander l’aumône. Hélas ! Dame de Liesse faut-il que je sois voleur ; certes oui, si je veux vivre. » Par quoi, par désespoir, il se met à voler ses voisins les plus proches et ceux qu’il savait avoir du blé, du vin et du lard.

 Les voisins s’aperçoivent que leurs provisions diminuent ; et leurs soupçons se portent vite sur le pauvre Pierre, car ils savaient bien qu’il ne faisait rien et n’avait pas de quoi vivre et que lui et sa famille avaient assez en bon point. Ils font le guet et attrapent Pierre, le battent fortement et le mette en prison. Le pauvre homme, fut bien étonné d’être pris, il ne le fut pas moins, quand il fut condamné à être pendu. Il fut emmené au gibet, où il prie la belle Dame de Liesse bien dévotement, disant de belles oraisons, la priant qu’elle lui sauve la vie. Après cette prière, il monte à la potence et fut exécuté et laissé pour mort.

 Tout le monde repart. Trois jours après un berger, passant près de la potence, entend le pendu se plaindre, il court pour en informer le Prévôt de la ville. En chemin, il rencontre les hommes qui avaient accusé Pierre. Ne les connaissant pas, il les appelle pour avoir de l’aide pour débarrasser ce pauvre homme. Ils arrivent et à l’aide d’une échelle frappent le pauvre Pierre à coups de couteau, afin d’achever ce que le bourreau avait commencé.

Le prévôt averti de cet accident arrive et voix qu’on lui a dit la vérité. Ce spectacle admirable lui ayant fait comprendre que ce n’était pas la volonté de Dieu que Pierre mourut sur le gibet, commanda aussitôt qu’on le retire. Le criminel assurant que la bonne Dame de Liesse lui avait sauvé la vie qu’il devait perdre par les seules plaies au couteau de ses ennemis. Le miracle obligea le juge a condamner ces voisins à nourrit ce pauvre homme le reste de sa vie, et de fournir aux frais de sa guérison. Notre Dame de Liesse ne jugea donc pas Pierre, il n’était pas indigne de son miséricordieux secours.

 Pierre ne fut pas ingrat, car aussitôt qu’il le put, il alla à Liesse témoigner sa reconnaissance à celle qui lui avait sauvé la vie et qui lui avait fait trouver, dans son malheur de quoi manger tout sa vie.

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